Montreux-Majorque, ma deuxième nouvelle publiée à la Musardine

L’ouvrage est sorti le 21 septembre 2017 et c’est le deuxième Osez 20 Histoires dans lequel l’une de mes nouvelles a été retenues. Je découvre petit à petit mes co-auteurs qui sont représentatifs de différents styles et sensibilités. Certains revendiquent un style simple et direct, d’autres apportent beaucoup de soin à la mise en place du récit et à sa cohérence narrative. On y trouve des plans à trois presque romantiques alors que d’autres sont carrément sordides. Mais le critère de réussite d’une nouvelle érotique est avant tout performatif: le corps réagit-il ou pas? Voilà l’essentiel.

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Jagdfieber

Les arbres se sont colorés aux teintes de l’automne et la lumière qui règne ces jours sur tous nos paysages les fait étinceler de mille feux. Les mets et les plaisirs suivent les saisons et si on se plie au rituel, autant le faire une fois et bien. Lire la suite

La beauté et la vérité selon Clint

En recherche pour un nouveau sujet d’écriture, mon pygmalion personnel m’a signalé l’existence d’un film de Clint Eastwood pouvant m’éclairer. Il n’était plus sûr du titre, quelque chose avec « jardin » et « secret ». Pensant avoir trouvé avec « Minuit dans le jardin du bien et du mal » (1997), je me suis vite rendu compte que ce n’était pas ce que je cherchais : c’est l’histoire d’un journaliste (John Cusak) invité à Savannah couvrir la somptueuse fête de Noël d’un richissime amateur de beaux objets (Kevin Spacey). Au cours de la soirée, il tue son jeune amant rebelle (Jude Law) et il va s’agir du procès pour rétablir vérité dans un milieu où elle ne veut pas être vue. La nostalgie du Sud, le souci du détail des milieux et des intérieurs bon chic bon genre jusqu’au ridicule, qu’ils soient blancs ou noirs, contrastent avec les exclus et parias en tout genre qui occupent la ville, les parcs, les cimetières, l’espace du dehors. Lire la suite

documenta 14 à Kassel

 

La documenta, musée quinquennal et éphémère, avait à sa création en 1955 pour double but de réconcilier le public allemand avec l’art contemporain et son histoire. Elle a toujours mis sur le devant de scène des artistes émergents, de ceux qui seront confirmés demain. Le curateur peut choisir une thématique et on n’échappe évidemment pas au message politique. Art, esthétique, engagement, tout se mêle lors de cette « odyssée de l’art », expression justifiée par la documenta conjointe avec Athènes cette année. La mouvance, la migration, les liens Sud-Nord ont inspiré bon nombre d’installations et c’est aussi le parcours du visiteur qui découvre une multitude d’oeuvres sur tous les supports possibles dans tous les environnements imaginables, du plus traditionnel tableau accroché dans une salle de musée lumineuse aux toiles de tentes racontant une pérégrination Athènes-Kassel dans une sombre gare désaffectée, des installations vidéo,  architecturales ou sonores souvent en pleine nature à l’évanescence d’une vapeur blanche s’échappant d’une tour. Tout est prétexte à manifeste artistique, même l’enseigne du prestigieux Museum Fridericianum s’est transformée en slogan: « Being safe is scary ». Ce serait un bon sujet de dissertation. Lire la suite

Montreux, Music and Love: The Pet Shop Boys in concert

2017_PetSHopBoys3_SteaveNeaves_160217Quand on a eu l’un des plus beaux festivals du monde comme jardin de sa jeunesse, qu’on a vu passer les plus grandes stars dans sa rue, qu’on a pu voir parfois les mêmes groupes mythiques à vingt ans d’intervalle, que reste-t-il encore comme émerveillement possible ? Parfois une soirée qui sort de l’ordinaire et qui conjugue énergie, fun, nostalgie et pop attitude atemporelle. Lire la suite

Légère et court-vêtue d’Antoine Jaquier

IMG_1601Je crois que c’est la première fois que j’ai acheté un livre le jour de sa sortie. J’avais déjà entendu le nom d’Antoine Jaquier, auteur de Ils sont tous morts et Avec les chiens. Si les thématiques de l’enfer de la drogue et de la psychologie d’un criminel ne m’avaient pas tentée, j’ai bondi sur celle annoncée par le titre Légère et court-vêtue : comment vivre de façon insouciante dans un monde qui va mal, à la fois au niveau global et au niveau intime. Lire la suite

Critique de film : M. et Mme Adelman

Monsieur-et-Madame-Adelman-la-critique.jpgOn savait que Nicolas Bedos était beau. Qu’il agaçait parfois. Mais il est surtout une incarnation du surdoué, capable de sentir et de syncrétiser en un film plusieurs décennies de la vie d’un couple et d’une époque, d’un couple dans ses époques, en y intégrant les visions multiples de l’écrivain ambitieux, de l’artiste maudit, de l’homme génial et ravagé, de l’homme à travers tous ses états, fils, amant, mari, père. Et de la femme. Lire la suite