
Dans le sous-sol défraîchi de l’immeuble huppé, Benoît avait commencé la manœuvre. L’Audi Q7 SQ7 TDI Quattro se mit en branle.
– Arrêtez de courir, les enfants, Papa recule !, cria Simona. Kilian et Maywenn jouaient au loup au fond du garage. Revenant en trombe, ils se poussaient parmi les bagages. La petite fille s’encoubla sur un beauty-case et se mit à hurler :
– Ouiiiiiin, Kilian, il m’a poussée !
– Allons, allons, il ne s’est rien passé, viens ma chérie, tenta de l’apaiser sa grand-mère Emeline.
– Tu peux pas faire attention ! Je vous ai dit de pas faire de bêtise !, intervint la mère
– En voiture, Simone ! retentit la voix forte de Benoît. C’était un inside joke entre époux.
Lire la suite
De l’allemand simple.
L’ouvrage est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions La Musardine et c’est le deuxième Osez 20 Histoires dans lequel l’une de mes nouvelles a été retenues. Je découvre mes co-auteurs qui sont représentatifs de différents styles et sensibilités. Certains revendiquent un style simple et direct, d’autres apportent beaucoup de soin à la mise en place du récit et à sa cohérence narrative. On y trouve des plans à trois romantiques alors que d’autres sont sordides. Mais le critère de réussite d’une nouvelle érotique est avant tout performatif: le corps réagit-il ou pas? Voilà l’essentiel.
De retour de la dernière à Genève, je retiendrai trois choses de la mise en scène du spectacle
C’est une enseignante qui a créé cette application: tous les jours, vous recevez sur votre smartphone un extrait de texte d’un auteur entré dans le domaine public. Redécouvrez vos classiques, ils y sont tous, du Moyen-Âge au vingtième siècle. Sade, Sand, Maupassant, Musset, Baudelaire, Apollinaire… Ces textes ont l’érotisme en commun. Il y a trois « niveaux »: romantique, érotique, averti. Relire certains auteurs dont on n’avait pas toujours perçu l’exaltation du sentiment amoureux ou l’étendue des sous-entendus est jouissif. Parfois, c’est grivois et c’est rigolo.
Je l’avais annoncé, c’est fait, je suis publiée. A Paris. Quand même. Pour la petite Montreusienne nouée à son Lac que je suis. Peut-être que cette aventure – parce que l’écriture en est une au même titre que celle qui est racontée – restera unique. Ou pas. Mais ce qui est sûr, c’est que j’ai écrit quelque chose qui a pris son envol et vit maintenant en dehors de moi. Je pourrais avoir des lecteurs. Ou pas. Qui jugeront mon texte. Ou moi. Ou pas.
Le deuxième volet de la trilogie Cinquante Nuances de Grey est au cinéma, associé à la Saint-Valentin comme il y a deux ans. Si l’on veut évoquer la littérature érotique, on ne peut passer à côté de ce monstre de l’édition, ce bestseller commencé comme une fanfiction de Twilight, bluette pour ados mettant déjà en scène une jeune fille et un garçon-vampire forcément différent, maudit, qu’elle seule pourra comprendre et aimer. Le fantasme de Fifty Shades est le même. Si dans le premier opus, il s’agissait d’introduire un univers, celui du BDSM, avec ses codes et son décorum présentés finalement d’une façon plus théâtrale que subversive, il ne devient plus qu’accessoires de luxe (lingerie haute couture, liens en cuir, barres en or et velours rouge) dans la suite. Le contrat dominant-soumise rompu, Anastasia peut s’émanciper. Ou pas.