
Ce 10 novembre, jour où Le Temps titre Pourquoi prépare-t-on Noël de plus en plus tôt?, Falling for Christmas, est tombé sur Netflix avec son kitsch régressif et clinquant.
Parallèlement, « Le Noël de tous les plaisirs » a paru aux Éditions La Musardine. Ma nouvelle s’appelle La Fin de l’Avent et raconte un dîner en ville aux conséquences inattendues, le Noël des uns n’étant pas celui des autres.
C’est ma cinquième publication dans la série Osez 20 histoires. Des histoires peut-être moins convenues que des romcoms, moins convenables assurément.


« L’inspiration! Si je crois à l’inspiration? Mais bien sûr! Je crois que tous les hommes sont inspirés. Ça s’appelle intuition. Ça s’appelle tentation. Ça dépend de la personne qui inspire ». Vincent La Soudière
Les livres qui nous arrivent entre les mains y sont généralement pour une raison. La biographie « Kaiser Karl », signée Raphaëlle Bacqué, est un cadeau paternel trouvé sous le sapin. Mon ascendance de ce côté est de Hambourg. Comme celle de KL. Il y a là des traits de caractère et une lignée éducative éprouvée. La distanciation d’avec l’Allemagne d’alors, le goût de la provocation, le déni de la faiblesse, cette faute de goût. L’attirance pour le beau, la culture française, la rapidité d’esprit – et le travail érigé en valeur absolue. « Je suis un calviniste attiré par le superficiel ». La capacité d’absorption de Karl Lagerfeld est à la hauteur de la discipline qu’il s’impose. Une explication de la longévité de son succès est de n’avoir jamais sombré dans la nostalgie d’anciens régimes et de gloires datées. « Je javellise mon passé ». Il possède au contraire une furieuse envie toujours renouvelée d’adaptation à l’air du temps. « Le changement est la façon la plus saine de survivre. »
De l’allemand simple.
Du texte latin au roman policier, les mêmes mécanismes mentaux sont en cause a écrit George Arnaud dans la préface au fameux Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie. Peut-être est-ce ce goût de l’imbrication logique qui a amené mon collègue d’un autre collège à écrire des romans policiers. Avec succès, puisque La Surnommeuse a paru en 2017 aux éditions Mon Village et qu’il sera suivi d’un deuxième volume de la série les Enquêtes de Crystal dans le courant de l’année. 
L’ouvrage est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions La Musardine et c’est le deuxième Osez 20 Histoires dans lequel l’une de mes nouvelles a été retenues. Je découvre mes co-auteurs qui sont représentatifs de différents styles et sensibilités. Certains revendiquent un style simple et direct, d’autres apportent beaucoup de soin à la mise en place du récit et à sa cohérence narrative. On y trouve des plans à trois romantiques alors que d’autres sont sordides. Mais le critère de réussite d’une nouvelle érotique est avant tout performatif: le corps réagit-il ou pas? Voilà l’essentiel.