

Ce film était là au temps des premières amours et des premiers cours. Il reste scotchant pour mes teenagers 2022 qui portent des T-shirts Tupac et Nirvana. Utile. Basique. « Si vous pouvez comprendre la poésie, vous pouvez comprendre tous les textes». « Les mots sont des idées. On ne peut pas penser sans idées. Alors, il faut apprendre votre vocabulaire». Indissociable de l’influence d’Esprits rebelles, le texte de mes années collège est publié aux éditions Ovadia dans Récits d’expérience, Tome 5 grâce au généreux engagement de Bessa Myftiu, écrivain et formatrice HEP. Merci, Bessa, pour la qualité de vos propositions d’écriture, la chaleur des échanges sur zoom avec les participants et vos encouragements.
A Zofia et Chloé, qui avez partagé ces tout débuts de carrière avec moi et enrichi tant de parcours, je souhaite le meilleur sur votre route respective. Quant à moi, je ne suis pas Michelle Pfeiffer, mais j’y retourne à la rentrée.

« L’inspiration! Si je crois à l’inspiration? Mais bien sûr! Je crois que tous les hommes sont inspirés. Ça s’appelle intuition. Ça s’appelle tentation. Ça dépend de la personne qui inspire ». Vincent La Soudière
De l’allemand simple.
Les lumières des réjouissances de fin d’année s’enchaînent mais n’ont pas toute la même tonalité. Noël a connu son decrescendo, des néons colorés à la gravité sereine des bougies. Par où est passée sa magie ? Elle était là si on voulait la voir. Et l’harmonie ? Elle était là parce qu’on l’a choisie. Et l’amour ? Il s’est manifesté à ceux qui étaient disposés à l’accueillir et à le renvoyer pour mieux le réceptionner. Les absents n’ont pas été oubliés. « La mélancolie n’est que de la ferveur retombée ». Qu’on (y) croie ou pas, des choses arrivent. Parfois, des miracles. Et si la roue tarde à tourner: « Où tu ne peux pas dire: tant mieux, dis: tant pis. Il y a là de grandes promesses de bonheur. »
Après Joker, J’accuse et les Misérables, il fallait accuser le coup et, au-delà du plaisir cathartique et distancié devant une représentation certes réaliste mais plus ou moins fictionnelle, prendre dans la face cette réalité sans pause: le mépris humilie, l’indifférence tue. Il est toujours abasourdissant de lire, de voir, d’entendre à quel point les mêmes schémas de violence trouvent à s’infiltrer dans toutes sortes de milieux, dans toutes sortes de relations. Même conscients de l’inhumanité immanente de l’humanité, pouvons-nous nous en préserver? Et – forcément mordus à plusieurs reprises – pouvons-nous ne pas devenir loup ou serpent à notre tour? Nous sommes tous des Bêtes humaines. Et on fait ce qu’on peut. Avec ça.
L’ouvrage est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions La Musardine et c’est le deuxième Osez 20 Histoires dans lequel l’une de mes nouvelles a été retenues. Je découvre mes co-auteurs qui sont représentatifs de différents styles et sensibilités. Certains revendiquent un style simple et direct, d’autres apportent beaucoup de soin à la mise en place du récit et à sa cohérence narrative. On y trouve des plans à trois romantiques alors que d’autres sont sordides. Mais le critère de réussite d’une nouvelle érotique est avant tout performatif: le corps réagit-il ou pas? Voilà l’essentiel.


