Cinéma: Feel better ou presque

lastchristmas-700x350Tout ne va pas toujours mal. L’arrivée de Noël ravive tous les espoirs, également au cinéma. C’est le temps des Feel good movies. Dans La Belle Epoque, Nicolas Bedos met à la fois tout son amour et son regard critique dans l’histoire d’un homme vieillissant et désaimé dans un monde qu’il ne comprend plus. Son fils lui organise un voyage dans le temps, une recherche du temps et de l’amour perdu. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est un jeu d’acteurs bien scénarisé qui le transporte au moment magique de la première rencontre avec celle qui sera la femme de sa vie. Les personnages du film portent l’empreinte du couple parental Bedos et du propre rapport complexe du fils à l’amour et à la création. C’est un film ode à l’amour qui se recrée toujours avec liberté. Lire la suite

Un automne au cinéma qui déborde

283317243006211Après Joker, J’accuse et les Misérables, il fallait accuser le coup et, au-delà du plaisir cathartique et distancié devant une représentation certes réaliste mais plus ou moins fictionnelle, prendre dans la face cette réalité sans pause: le mépris humilie, l’indifférence tue. Il est toujours abasourdissant de lire, de voir, d’entendre à quel point les mêmes schémas de violence trouvent à s’infiltrer dans toutes sortes de milieux, dans toutes sortes de relations. Même conscients de l’inhumanité immanente de l’humanité, pouvons-nous nous en préserver? Et – forcément mordus à plusieurs reprises – pouvons-nous ne pas devenir loup ou serpent à notre tour? Nous sommes tous des Bêtes humaines. Et on fait ce qu’on peut. Avec ça. 

Critique de film : M. et Mme Adelman

Monsieur-et-Madame-Adelman-la-critique.jpgOn savait que Nicolas Bedos était beau. Qu’il agaçait parfois. Mais il est surtout une incarnation du surdoué, capable de sentir et de syncrétiser en un film plusieurs décennies de la vie d’un couple et d’une époque, d’un couple dans ses époques, en y intégrant les visions multiples de l’écrivain ambitieux, de l’artiste maudit, de l’homme génial et ravagé, de l’homme à travers tous ses états, fils, amant, mari, père. Et de la femme. Lire la suite

Fifty Shades darker, les limites du côté obscur

Unknown-1.jpegLe deuxième volet de la trilogie Cinquante Nuances de Grey est au cinéma, associé à la Saint-Valentin comme il y a deux ans. Si l’on veut évoquer la littérature érotique, on ne peut passer à côté de ce monstre de l’édition, ce bestseller commencé comme une fanfiction de Twilight, bluette pour ados mettant déjà en scène une jeune fille et un garçon-vampire forcément différent, maudit, qu’elle seule pourra comprendre et aimer. Le fantasme de Fifty Shades est le même. Si dans le premier opus, il s’agissait d’introduire un univers, celui du BDSM, avec ses codes et son décorum présentés finalement d’une façon plus théâtrale que subversive, il ne devient plus qu’accessoires de luxe (lingerie haute couture, liens en cuir, barres en or et velours rouge) dans la suite. Le contrat dominant-soumise rompu, Anastasia peut s’émanciper. Ou pas. Lire la suite